Le contact personnel pour mieux rejoindre les francophones, dont les nouveaux arrivants
Une consultation à Sudbury souligne un constat clair : pour mobiliser davantage les francophones — en particulier les nouveaux arrivants — les organismes doivent miser davantage sur le contact humain (appels, bouche-à-oreille, relation de confiance), au-delà des canaux habituels.

Des organismes francophones de Sudbury se sont réunis pour discuter d’un défi partagé : comment mieux rejoindre et mobiliser les francophones « déconnectés », et plus particulièrement les personnes nouvellement arrivées.
- Le numérique seul ne suffit pas : il faut revenir au contact direct.
- Pour plusieurs, le bouche-à-oreille est plus efficace que les publications fréquentes.
- Construire des liens durables demande plus qu’une invitation ponctuelle : il faut une communication continue.
- L’idée d’un jumelage (nouveaux arrivants ↔ francophones établis) revient comme piste concrète.
Quand “Facebook” ne suffit plus
Patrick Breton (CFOF) explique que certaines personnes ne suivent pas forcément les canaux traditionnels (médias, courriels, réseaux sociaux). Son expérience montre que l’approche la plus efficace est souvent… la plus simple : appeler directement les gens.
Pour les nouveaux arrivants : une approche plus humaine
David Golo souligne que, pour des immigrants francophones qui arrivent dans une région qu’ils connaissent peu, le message passe mieux lorsqu’il est porté par une relation personnelle : une conversation, une invitation directe, une inclusion réelle.
Au-delà des événements : bâtir une relation durable
Moustapha Soumahoro (CIFS) rappelle que des événements rassembleurs comme le Cabaret africain créent de la diversité et des rencontres. Mais l’enjeu est la suite : comment transformer ces moments en liens durables et en communication inclusive permanente.
Images de la consultation




Une piste concrète : le jumelage
Plusieurs participants évoquent la création d’une structure de jumelage entre nouveaux arrivants francophones et Franco-Ontariens établis. Une initiative similaire a déjà existé, et pourrait redevenir un levier important pour soutenir l’intégration et le vivre-ensemble.