Consultation • Francophonie 28 février 2024

Le contact personnel pour mieux rejoindre les francophones, dont les nouveaux arrivants

Une consultation à Sudbury souligne un constat clair : pour mobiliser davantage les francophones — en particulier les nouveaux arrivants — les organismes doivent miser davantage sur le contact humain (appels, bouche-à-oreille, relation de confiance), au-delà des canaux habituels.

Consultation entre organismes francophones à Sudbury
Une consultation a réuni des acteurs francophones afin de réfléchir à de meilleures façons de rejoindre le public.

Des organismes francophones de Sudbury se sont réunis pour discuter d’un défi partagé : comment mieux rejoindre et mobiliser les francophones « déconnectés », et plus particulièrement les personnes nouvellement arrivées.

Ce qui ressort de la consultation
  • Le numérique seul ne suffit pas : il faut revenir au contact direct.
  • Pour plusieurs, le bouche-à-oreille est plus efficace que les publications fréquentes.
  • Construire des liens durables demande plus qu’une invitation ponctuelle : il faut une communication continue.
  • L’idée d’un jumelage (nouveaux arrivants ↔ francophones établis) revient comme piste concrète.

Quand “Facebook” ne suffit plus

Patrick Breton (CFOF) explique que certaines personnes ne suivent pas forcément les canaux traditionnels (médias, courriels, réseaux sociaux). Son expérience montre que l’approche la plus efficace est souvent… la plus simple : appeler directement les gens.

« Facebook n’est plus nécessairement la solution. Il faut retourner aux appels… » — Patrick Breton, directeur général du Centre franco-ontarien de folklore

Pour les nouveaux arrivants : une approche plus humaine

David Golo souligne que, pour des immigrants francophones qui arrivent dans une région qu’ils connaissent peu, le message passe mieux lorsqu’il est porté par une relation personnelle : une conversation, une invitation directe, une inclusion réelle.

Au-delà des événements : bâtir une relation durable

Moustapha Soumahoro (CIFS) rappelle que des événements rassembleurs comme le Cabaret africain créent de la diversité et des rencontres. Mais l’enjeu est la suite : comment transformer ces moments en liens durables et en communication inclusive permanente.

« On ne peut pas se limiter à des invitations ponctuelles… il faut aller au-delà pour construire une relation durable entre les communautés. » — Moustapha Soumahoro, président du CIFS

Images de la consultation

Une piste concrète : le jumelage

Plusieurs participants évoquent la création d’une structure de jumelage entre nouveaux arrivants francophones et Franco-Ontariens établis. Une initiative similaire a déjà existé, et pourrait redevenir un levier important pour soutenir l’intégration et le vivre-ensemble.

Source
Radio-Canada
Article publié le 28 février 2024
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